Le Spectacle

Vous le connaissez, vous, Norbert Glanzberg ?
Et “Padam padam”, “Les grands boulevards”, “Mon manège à moi”
ou… “Ça, c’est de la musique!” ?
Alors là, oui, tout de suite, cet air qui vous vient aux lèvres…
Eh bien c’est du Glanzberg !
Cet inconnu de génie, déclaré par Goebbels : “artiste juif dégénéré”, réfugié en France à la fin des années trente, compositeur aussi prolifique qu’inspiré, a écrit la musique de dizaines de monuments de la chanson française... pour Piaf, Dalida et Montand – mais aussi Etienne Daho, Arthur H et Catherine Ringer.
Son répertoire puise dans la verve des plus grands paroliers, de Pierre Delanoë à Michel Rivgauche, de Jean Constantin à Jacques Plante : un voyage étourdissant dans la bande originale des années 40-50… qui donne l’irrésistible envie de faire revivre ces airs qui tournent encore dans nos têtes! Et que les moins de vingt ans ne demandent qu’à connaître.
Ses chansons sont autant de bulles d’oxygène, de pieds de nez malicieux et poétiques à la bêtise et à l’intolérance, dignes d’un homme à l’esprit acéré et à l’humour ravageur !

Isabelle Georges et Josette Milgram

Le point de vue de l'arrangeur

Une chanson est une alchimie entre un parolier, un compositeur, un interprète, ses musiciens et un arrangeur. Dans “Padam Padam”, des artistes d’aujourd’hui font revivre un patrimoine légué par des artistes d’hier.
Certaines chansons très célèbres ont été gravées par d’immenses interprètes. Pour les offrir au public actuel, il faut leur insuffler de nouveaux rythmes, des harmonies neuves, une instrumentation différente– et c’est ce que je me suis employé à faire, en étroite collaboration avec Isabelle et ses musiciens.
Chaque chanson évoque une histoire, la musique doit elle aussi “raconter”. Les instruments choisis (piano, guitare manouche, contrebasse…) évoquent le jazz de Django Reinhardt, mais aussi le parcours itinérant de Norbert Glanzberg.
Oser des clins d’oeil à plusieurs genres musicaux (jazz manouche, samba, gospel, rock) propose d’autres lectures d’une oeuvre connue et montre l’universalité de ces chansons.

Cyrille Lehn

La genèse du projet

Le 25 mars 2009, Isabelle Georges est invitée par l’orchestre de Mulhouse pour une rétrospective de l’oeuvre de Norbert Glanzberg qui marie les grandes chansons du répertoire à la Suite Yiddish et aux Holocauste Lieder.
Un concert événement : la force de ces chansons donne à Isabelle le désir de raconter l’histoire incroyable de cet homme, de puiser dans ce répertoire pour créer un vrai spectacle, autour de cette musique et de textes magnifiques des meilleurs paroliers de l’époque : Pierre Delanoë, Michel Rivgauche, Jean Constantin, Jacques Plante, Francis Blanche, Henri Contet, Claude Lemesle...
Les partitions sont retrouvées grâce à la Sacem et au fils de Norbert, Serge Glanzberg.
En trois lectures à la Péniche Opéra (dans le cadre de Diva, à l’invitation de Cathy Sabrou et Jacky Azencot) la preuve est faite : un spectacle est né. Marguerite Gourgue, directrice du théâtre La Bruyère le retient dès le 28 juillet 2010 pour une trentaine de représentations.
Olivier Meyer directeur du TOP et du Théâtre de Suresnes propose d’accueillir les répétitions et de pré acheter le spectacle pour la saison prochaine.
Serge Glanzberg et le distributeur Rue Stendhal se lancent dans le CD.
Josette Milgram, coauteur et productrice de Cabaret Terezin, enthousiasmée par le projet, décide d’accompagner Isabelle dans cette très belle nouvelle aventure.