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Norbert Glanzberg en chanson
Isabelle Georges avec Frédérik Steenbrink (Piano & voix), Jérôme Sarfati (Contrebasse & piano) et Aurélien Bouly (Guitare).
L’Orchestre Symphonique de Mulhouse rend hommage cette saison à un compositeur méconnu, dont chacun de nous a pourtant fredonné les airs un jour... Le cycle Glanzberg débute ce mois par un rendez-vous autour de la chanson française.
Padam, padam... Mon manège à moi... Les grands boulevards... Piaf et Montand, entre autres, ont été ses interprètes. Et pourtant, qui connaît le nom de Norbert Glanzberg ? «Il est représentatif d’une génération de compositeurs très prometteurs qui n’ont pas eu la chance de pouvoir développer leur talent, à cause de la guerre. Glanzberg se voyait dans la continuité des compositeurs classiques, mais les tourments de l’Histoire l’ont contraint à faire des chansons et des musiques de films pour vivre», explique Daniel Klajner, le chef de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, qui a rencontré Norbert Glanzberg en 2001, peu de temps avant sa mort. «Je n’avais jamais entendu parler de sa musique auparavant, et j’ai été fasciné par son parcours. C’était un homme un peu bizarre, un peu grincheux, mais avec un grand coeur.»
Avec l’idée de réhabiliter ce compositeur oublié, l’OSM a programmé cette saison trois concerts, pour présenter autant de facettes de l’artiste allemand, français d’adoption. Un premier rendez-vous autour de ses chansons devrait réjouir un large public, qui retrouvera des mélodies familières, portées par la voix d’Isabelle Georges, spécialiste de ce répertoire : un concert de musique de chambre, accompagné par un piano, une contrebasse et une guitare.
Facette "classique", en avril, avec les Holocaust Lieder de Glanzberg, qui côtoiera à cette occasion Beethoven et Schubert, par la voix du baryton Roman Trekel.
Troisième registre enfin, en mai, où l’on entendra la Suite Yiddish de Glanzberg, dans un programme qui associera des oeuvres fameuses de Gerschwin. «Deux compositeurs qui ont beaucoup de choses à partager...», si l’on en croit Daniel Klajner.
Source : Spectacle Haut-Rhin Mars 2009 |